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8/6/22 Communiqué
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Peirotes, dirigeant de la SFIO bas-rhinoise

Le 6 avril 1919, il est devenu président de la Fédération du Bas-Rhin du Parti Socialiste SFIO. En mai 1919, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur au titre la promotion de la Libération. Le 10 mai, il entre au Conseil Supérieur d'Alsace-Lorraine, organe consultatif placé auprès du Commissaire Général...

...et Maire de Strasbourg

Le 30 novembre 1919, il est √©lu au Conseil Municipal de Strasbourg en t√™te d'une liste qui rassemblait tous les partis politiques, mais o√Ļ la Gauche (Socialistes et Radicaux) √©tait majoritaire. Il redevient Maire de Strasbourg le 10 d√©cembre. Le 14 d√©cembre, il est √©lu Conseiller G√©n√©ral du Canton Sud. Il est r√©√©lu en 1922, mais perd le si√®ge en 1928.

Au Congr√®s socialiste de Strasbourg de mars 1920, tenu au Palais des F√™tes, il soutient les th√®ses r√©formistes de L√©on Blum. Peu apr√®s, il perd l'appui de la majorit√© de la section socialiste de Strasbourg et de Charles Hueber, son secr√©taire, acquis au Communisme. Apr√®s le Congr√®s de Tours (d√©cembre 1920), il garde la pr√©sidence de la F√©d√©ration socialiste, reconstitu√©e d√®s le 4 janvier 1921. En 1924, il devient, en m√™me temps que Georges Weill, d√©put√© du Bas-Rhin. Il est l'un des inspirateurs de la politique d'assimilation tent√©e par le Cartel des Gauches et le gouvernement Herriot. En mai 1925 √† la t√™te d'une liste socialiste et radicale, il garde la mairie de Strasbourg. Il accentue ses efforts pour la la√Įcisation des services publics et du syst√®me scolaire. Il est r√©√©lu d√©put√© de Strasbourg en 1928, avec le soutien des radicaux et des d√©mocrates (Charles Frey). Lors du Proc√®s de Colmar, sa position est assez nuanc√©e. Il consid√®re l'autonomisme comme une menace pour la paix mondiale "qui d√©pend avant tout d'un rapprochement des peuples allemands et fran√ßais", mais il craint que la politique de r√©pression mise en oeuvre par Poincar√© ne cr√©e inutilement des martyrs. Il souhaite une r√©forme administrative, communale et d√©partementale, permettant une v√©ritable d√©centralisation r√©pondant aux n√©cessit√©s d'un Etat moderne. En Alsace, Peirotes pr√©conise le bilinguisme dans la vie publique, l'administration, l'√©cole et la justice.

Le socialisme municipal

A Strasbourg, les deux mandats municipaux assum√©s par Peirotes marqu√©s par une politique √©dilitaire active, mettant en Ňďuvre un v√©ritable "socialisme municipal", voie ouverte, il est vrai par le Maire de carri√®re d'avant guerre Rudolf Schwander √©lu gr√Ęce aux socialistes. Il a su consolider cet h√©ritage et le d√©velopper. Les principaux instruments de cette politique sont les Offices Municipaux qu'il met progressivement en place: Office Municipal d'Hygi√®ne, Office Municipal d'Habitations √† Bon March√©, Office Municipal de Placement, Office des Jardins Ouvriers. Avec la cr√©ation du Port Autonome, Peirotes s'attache √©galement √† la d√©fense des int√©r√™ts √©conomiques de la Ville. Pour le personnel municipal, il pratique une politique sociale exemplaire, le faisant b√©n√©ficier en particulier de l'√©chelle mobile des salaires. Dans le domaine scolaire il s'attache √† limiter les effectifs √† vingt cinq √©l√®ves par classe primaire. Des milliers de logements sont construits. D'importantes op√©rations d'urbanisme ont √©t√© men√©es √† bien: les portes de la ville et une partie des fortifications sont d√©molies. Avec l'ach√®vement de la Bourse et de son quartier, la deuxi√®me tranche de la Grande Perc√©e est achev√©e. Alors qu'il n'existait en 1919 que trois terrains de sport √† Strasbourg, ceux-ci vont se multiplier. L'Office de Placement cr√©√© en 1923 lutte contre le ch√īmage et prend en charge les invalides de guerre et leur r√©√©ducation professionnelle. Sa gestion est marqu√©e par la volont√© de ne pas s√©parer la satisfaction des besoins √©l√©mentaires des classes populaires de leur promotion en particulier culturelle. Il patronne la cr√©ation de l'Universit√© populaire et projette l'implantation d'une √Čcole nationale des Arts et M√©tiers. Cette politique extr√™mement active a √©t√© largement favoris√©e par le maintien de la loi municipale locale de 1895 qui attribue des comp√©tences tr√®s larges aux grandes communes et leur ouvre tout le champ de l'intervention √©conomique. Peirotes se bat non seulement pour le maintien de cette l√©gislation en Alsace et en Moselle, mais pour son extension √† l'ensemble du pays.

"Entraver l'autonomie des villes, c'est rendre inutilisables les forces vivantes qui s'y trouvent et qui sont aptes à collaborer à la besogne administrative municipale; c'est accabler d'une surcharge de travail et de complications inévitables les administrations centrales qui sont les moins appropriées à trancher les questions locales".

 

Renforcer les compétences municipales contribuera à la démocratisation du pays.

Peirotes insiste sur l'attribution de compétences économiques aux municipalités:

"..... les villes ont besoin du droit de g√©rer en r√©gie tous les √©tablissements de nature industrielle ou commerciale, par lesquels un service public est assur√© et qui ont la t√Ęche de satisfaire un besoin collectif de la population. Car l'√©volution de la vie communale d√©montre suffisamment qu'il y a, √† la base de nos institutions municipales, non plus comme autrefois, des attributions du domaine de la police, mais plut√īt le principe social. Ce principe social est en jeu dans tous les cas o√Ļ un √©tablissement, donnant satisfaction √† un besoin collectif, prend le caract√®re d'un monopole. Il est in√©vitable de monopoliser les transports en commun, l'approvisionnement en eau, en gaz, courant √©lectrique, abattoirs, nettoiement de la voie publique etc.. Mais il est incompatible avec le devoir de la ville moderne de laisser √† des entreprises priv√©es l'exploitation de ces monopoles qui sont cr√©√©s uniquement par la collectivit√©, par le fait de l'agglom√©ration des habitants en grand nombre".

 

Ainsi, le socialisme municipal de Peirotes trouve son fondement matériel dans les transformations de la ville moderne et est pour lui de l'ordre des nécessités objectives.

La retraite

La persistance du "malaise" alsacien dans la "génération sacrifiée" facilite le développement de l'autonomisme. Le socialisme assimilationiste en subit le contre-coup électoral: en 1928, Peirotes perd son siège au Conseil Général; en 1929, U.P.R., Communistes et Autonomistes coalisés lui prennent la Mairie. Il siège encore au Conseil Municipal, mais son état de santé le contraint à se retirer de la vie politique active à la veille des élections législatives de 1932.

Il passe alors le plus clair de son temps dans la maison qu'il avait achet√©e √† Lichtenberg o√Ļ il se consacre √† la r√©daction de ses souvenirs. Il y meurt le 4 septembre 1935.

 

Auteurs :

François Igersheim

Jean-Claude Richez

et Léon Strauss

Bibliographie

  • Die Freie Presse, quotidien, Schiltigheim, puis Strasbourg, 1898-1939 (collections √† la Biblioth√®que Nationale et Universitaire et √† la Biblioth√®que Municipale, Strasbourg.)
  • Activit√© du Conseil Municipal et de l'Administration de la Ville de Strasbourg, 1929.
  • DOMINICUS A., Strassburg deutsche B√ľrgermeister Back und Schwander 1873-1918, Frankfurt/M., 1939.
  • SOELL H.D., Die sozialistische Arbeiterbewegung im Reichsland 1871-1918, Diss.
  • Heidelberg, 1963 (multigr.)
  • DREYFUS F.G., "Les socialismes en Alsace de 1912 √† 1962", dans: Recherches sur les forces politiques de la France de l'Est, Strasbourg, 1966.
  • IGERSHEIM F., Recherches sur l'insertion de la social-d√©mocratie dans la vie politique strasbourgeoise (1871-1890), DES, Strasbourg, 1966 (multigr.)
  • BAECHLER C., Les Alsaciens et le grand tournant de 1918, Strasbourg, 1972.
  • FOESSEL G., "Strasbourg sous le drapeau rouge: la R√©volution de novembre 1918", Saisons d'Alsace, 1969.
  • WEHLER H.U., Sozialdemokratie und Nationalstaat, Goettingen, 1971.
  • RICHEZ J.C., Conseils ouvriers et Conseils de soldats (...) en Alsace, novembre 1918), Ma√ģtrise Strasbourg, 1979.
  • RICHEZ J.C., "La r√©volution de novembre dans les petites villes et les campagnes alsaciennes", Revue d'Alsace, 1981.
  • IGERSHEIM F., L'Alsace des notables (1870-1914), Strasbourg, 1981.
  • STRAUSS L. "Monde ouvrier et mouvement ouvrier du XVIII√®me si√®cle √† la Seconde Guerre Mondiale" dans: L'Alsace (P. Klein, dir.), Paris, 1981.
  • Histoire de Strasbourg des origines √† nos jours, T. IV, Strasbourg, 1982.
  • dans l'Encyclop√©die de l'Alsace, T. X et XI: "Peirotes (Richez), "Socialisme" (Strauss).

 

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